Topic rock, topic électro... Ouais allez un topic Jazz. Le but reste de partager ses découvertes, ses favoris, tout comme les autres topics, mais je ne peux pas m'empêcher d'ouvrir le topic avec un post énorme. Après tout, ceci est mon
10 000ième post sur le BraiSn'! Oh Yeah!
Je suis pas un parfait connaisseur du Jazz. Ça m'a pris des années avant de m'y mettre. J'ai connu Django Reindhart dans MAFIA sur PC, Oscar Peterson dans les films de Norman McLaren, le swing en 2003, je voulais même faire AdA5 qu'avec du vieux big band comme musique. Mais je ne m'y suis mis vraiment qu'il y a peu, quelques mois en gros. Mais j'ai quand même envie d'ouvrir une discussion sur le sujet.
Je vais vous faire un petit historique du Jazz. Et je vais aussi tenter d'en faire une introduction aux gens qui ne connaissent pas le Jazz. En quelque sorte, ce qui serait j'espère l'ultime guide du débutant. Mais comme c'est énorme j'aurai recours à deux choses pour vous guider:

Lorsque cet icône est visible sous une pochette d'album, c'est qu'il s'agit d'un essentiel. Soit parce qu'il fait l'unanimité chez les critiques, qu'il est un des grand best-seller, ou qu'ils ont inventés de nouveaux genres, etc. Bref, les albums qu'il faut entendre pour celui ou celle qui veut avoir une vue d'ensemble et comprendre c'est quoi ce foutu Jazz a la con. Libre à vous de vous y fiez ou non, j'accompagnerai également les albums de ma note personnelle que je leur attribue. Les notes fonctionnent comme mes critiques cinéma.
Aussi, je ne vais pas me tuer à fournir des liens pour des dizaines d'albums. Si vous voulez télécharger, de nos jours, suffit de taper "titre de l'album + mediafire" sur google et le tour est joué...
J'ai cependant fait un lien mediafire vers un album, parce qu'il n'existait pas sur le net visiblement.
- Les débuts
- Louis Armstrong et Duke Ellington
- Swing
- Bebop
- 25 albums
- Jazz postmoderne
AVANT LES ALBUMS (1917 - 1949)D'où viens le Jazz? D'une foule de choses. Les chants de travail, religieux, le blues, le ragtime, la musique militaire, des tonnes de choses qui se sont retrouvés ensemble à un endroit: La Nouvelle-Orléans. Avec quelques notes improvisés en plus sur des musique de Sousa le Jazz (dont on ignore l'origine du nom. Ça a probablement des connotations sexuelles en fait) prenait forme. Le premier musicien de Jazz est, dit-on, Buddy Bolden, entre 1900 et 1907 (après il est devenu fou, faut être de son époque!). Évidemment, aucun enregistrement, et presque rien ne subsiste sauf quelques souvenirs écrits sur papier. Un autre pionnier est le pianiste Jelly Roll Morton, qui a commencé en s'inspirant du Ragtime de Scott Joplin et compagnie. Des enregistrements existent, mais datant de nombreuses, nombreuses années plus tard. Entre ses débuts des années 00 et sa musique des années 20 il y aurait une différence notable.
http://www.youtube.com/watch/v/Vio-TjMi5_s«Dr.Jazz», Jelly Roll Morton & His Red Hot Peppers, 1926. Je prends cet exemple car j'aime bien la voix de Morton, et qu'il l'a rarement enregistré.
http://www.youtube.com/watch/v/_2odeTzTReE&feature=related«Ragged Thoughts», Zon-o-phone Orchestra, 1907. C'est Allemand mais Youtube n'est pas généreux. Pour donner une idée de la musique populaire enregistrée vers l'invention du Jazz. C'est une sorte de sous-catégorie de Ragtime. Le ragtime sur piano comme on le connaît bien avec Scott Joplin et compagnie a en fait été que très très rarement enregistré (autrement que sur des rouleaux pour les pianos mécaniques).
C'est aussi le genre de musique qui était considéré diabolique par les parents de vos arrière-grand-parents. Genre cela les incitaient à faire des mouvements des épaules (disgracieux!), suivre un rythme (honteux!), marcher (intolérable!), respirer (quoi!?). Ils s'enfermaient dans leur chambre en jouant cela à tue-tête après une dispute avec leurs parents. Good times.
Le premier groupe enregistré est le Original Dixieland Jass Band, le 26 février 1917. Jass est devenu Jazz en fin 1917. Il s'agit de 5 blancs, si je ne me trompe pas des italo-américains. Le leader Nick LaRocca fut de son vivant acclamé comme l'inventeur du Jazz. Lui même ne le dénigrait pas, réfutant même le rôle des afro-américains dans son invention. Bon alors c'est un trou du cul mais il avait un bon band quand même.
http://www.youtube.com/watch/v/5WojNaU4-kI"Livery Stable Blues", Original Dixieland Jass Band, 1917.
Enregistré comme une curiosité (notez les imitations de bruits d'animaux de ferme), le single est rapidement devenu un succès majeur, et pour la quasi-totalité du monde, le premier morceau de Jazz. Le genre de musique joué porte aujourd'hui le nom de Dixieland, mais que l'on pourrait aussi appeler le Woody-Allen de nos jours. Il n'y a pas de solos, un élément qui allait devenir essentiel plus tard, le tout est un bloc solide.
http://www.youtube.com/watch/v/VH72EPCsMh4"Tiger Rag", Original Dixieland Jass Band, 1917. Sans contredit leur plus célèbre pièce. Ce n'est plus du tout jeune, mais c'est sacrément fun comme musique.
Rapidement, l'Amérique s'empare du Jazz et partout des tonnes de groupes, n'ayant souvent que peu à voir avec le véritable Jazz, voient le jour. Suffit de jouer de la musique et de coller «Jazz» sur l'étiquette. Et y a sans doute eu des band construit de toute pièces par des studios et des radio-réalités Jazz Academy et etc. Y a toujours moyen de pourrir rapidement un truc.
Pendant les années 20, deux personnes se disent être le «roi» du jazz (il y a toute une royauté au Jazz ! Un duc, un comte, un prince, une reine...). D'un côté, Paul Whiteman, chef d'un Big Band. De l'autre, Joe "King" Oliver, cornettiste et leader d'un band de Hot Jazz. FIGHT!
Paul Whiteman, avec un nom de famille comme ça et son air de tout sauf d'un musicien de jazz (sauf si Mario Bros a fait du Jazz) lui permis d'être celui majoritairement reconnu comme le «Roi du jazz» de son vivant. Revoyez les vieux Disney et Looney Tunes des années 30, il est caricaturé partout.
http://www.youtube.com/watch/v/tOhkc1a-zCohttp://www.youtube.com/watch/v/r2BPoX57Fo4«Whispering», Paul Whiteman, 1920. Son premier hit. C'est aussi devenu une célèbre reprise par Les Paul. «Valencia!», Paul Whiteman, 1926. Un des tout premier enregistrement électrique, un autre énorme succès. Ce qui est indéniable pour Paul Whiteman en tout cas, c'est qu'il a lancé les carrières de
Bix Beiderbecke et du chanteur
Bing Crosby. Il est aussi celui qui a demandé à George Gershwin de lui écrire une pièce de musique classique, qui a donné... Rhapsody in Blue, jouée pour la première fois par Paul Whiteman et son orchestre avec Gershwin au piano en 1924.
Mais peut-ête que Whiteman ne sonne pas très Jazz. Comparons avec le travail de Joe King Oliver:
http://www.youtube.com/watch/v/j_WbQYdQty0&feature=fvw http://www.youtube.com/watch/v/oKRJepf1CUc&feature=related«Riverside Blues», Joe King Oliver's Creole Jazz Band, 1923. «Deep Henderson, Jackass Blues, Wa-Wa-Wa» Joe King Oliver & his Dixie Syncopators, 1926.
Aujourd'hui, l'on considère davantage Joe King Oliver comme le «roi» du jazz et Paul Whiteman est plutôt tombé dans l'oubli.
Joe king Oliver a aussi lancé la carrière de quelqu'un d'autre. Mais là, vraiment toute une carrière pour le jazz. Le second Trompettiste (Oliver étant le premier) dans le Creole Jazz Band du king était ...
Louis Armstrong. TU L'AVAIS PAS VU VENIR HEIN !! Ça c'est du punch.

En 1924, il quitte le groupe de Joe King Olivier.
http://www.youtube.com/watch/v/jNWs0LsimFs«St. Louis Blues», Bessie Smith, 1925. Louis Armstrong à la trompette et Fred Longshaw à l'harmonium. Un enregistrement historique, mais c'est considéré comme du Blues.
Mais c'est après qu'il forme un des plus grand groupe de Jazz, les Hot Fives/Hot Sevens.

Vous pouvez cliquez pour avoir l'album!
Compil' Braisnclusive du best-of du Louis Armstrong and his Hot Fives et du Louis Armstrong and his Hot Sevens, 1925-1928Genre: Hot JazzLe nombre de pièces tout à fait essentielles abondent ici. de Heebies Jeebies qui invente le scat, West End Blues avec Earl Hines au piano, Potato Head Blues une de ses propres compositions à être un hit et qui introduit le solo, mais plus que tout ça c'est juste excellent.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/NmmFKu4FEbc«West End Blues», Louis Armstrong and his Hot Fives, 1925.
http://www.youtube.com/watch?v=H8dYNsZxCYw«All of me», Louis Armstrong, 1932. Un de ses hits qu'il aura pendant tout le reste de sa longue carrière. Même tout juste quelques années avant sa mort il enregistrait encore des
classiques, bien qu'il s'était tourné vers d'autre genre alors (incroyable mais vrai, même
le country, wtf!).
Duke Ellington
aie ouille Duke Ellington. Une autre carrière si longue, si variée qu'il est impossible d'en faire qu'un simple paragraphe dans un article comme ça. Pendant que Louis Armstrong aka «Satchmo» rendait le jazz populaire auprès du grand public, Duke Ellington a fait l'autre bout de chemin en élevant cette musique au rang d'art. Il a composé de longues pièces, complexes et sérieuses, mais sans oublier d'être complètement endiablé. Le duc Ellington commence à enregistrer en 1924. En 1927, Joe King Olivier (il est partout celui-là) délaisse le Cotton Club et l'offre passe à Ellington, où sa carrière démarre vraiment.
http://www.youtube.com/watch/v/GN3_c1OnA3s«Black and Tan Fantasy», Duke Ellington, 1927. La version enregistrée la plus célèbre, et une pièce tout simplement essentielle. Très «Jungle». J'adore. J'aime bien aussi «Diga diga doo» enregistré l'année suivante, mais pas possible de trouver un lien, c'est une pièce obscure visiblement. Pourtant ça chante «Diga diga doo diga doo doo», Bob Dylan aux poubelles quoi.
Le lien Youtube c'est tiré du «Best of the Centennial Edition» que j'aimerais bien recommander sauf que je ne l'ai jamais entendu au complet et encore moins trouvé (DEMANDE SUBTIL D'AIDE HA HO). Il s'agit d'un best-of qui fait sa carrière au complet. Sinon, l'album habituellement conseillé pour Duke c'est le live du Newport Jazz Festival de 1956.
http://www.youtube.com/watch/v/y3puDngQo7Y«Mood Indigo/Hot and Bothered/Creole Love Call», Duke Ellington, 1932. Le Jazzman a aussi été un pionnier en profitant de technologies expérimentales permettant d'enregistrer en stéréo, et aussi de dépasser la limite de 3 ou 4 minutes habituelle. Ici, un medley de trois de ses pièces énormément populaires.
http://www.youtube.com/watch/v/sWbvJsxeSUY«Take the "A" Train», Duke Ellington, 1941. Sans contredit la pièce la plus populaire du duc. Il poussera aussi ses ambitions encore plus loin dans les même année, en associant musique classique et jazz. Sa première «Symphonie Jazz» en 1943, «Black, Brown and Beige», est sa composition la plus longue, et se veut raconter l'histoire des afro-américains à travers les âges.
Au milieu des années 40 les big band ont disparus, et Duke fut oublié jusqu'à son retour fracassant en 1956 au Newport Jazz Festival. Il joue alors fréquemment, compose pour des films (comme le classique «Anatomy of a murder»), un célèbre album d'Ella Fitzgerald qui chante sur sa musique...
Mais allez on va revenir aux années 30 avec le SWING. Je sais pas chez vous mais ici le swing c'est quand ça pue la transpiration. Pas cool comme nom de musique du coup.
Un évènement aux États-Unis a été déterminant pour que le jazz ne soit plus simplement une musique du diable sur laquelle les jeunes dansaient de sataniques foxtrots du diable qui tue la vie, et cela s'est passé au Carnegie Hall à New-York. Le Carnegie Hall présentaient des oeuvres de musique classique, de l'opéra, tout ce qui est Européen. Un jour, le plus célèbre Big Band de Swing de l'époque a été jouer au Carnegie Hall. C'était comme si le lieu était finalement conquis par les Américains, et cette unique soirée est devenue légendaire. C'était en 1938 et le Big Band en question était celui de Benny Goodman.

The Famous 1938 Carnegie Hall Jazz Concert, Benny Goodman, 1938 (sortie sur vinyl en 1950).Genre: SwingC'est un live de deux heures qui débute lentement avec une qualité sonore loin d'être parfaite mais tout de même appréciable. L'histoire raconte qu'il s'agit d'un miracle si cette légendaire soirée a été enregistrée. C'est une personne présente ce soir-là qui a enregistré le tout pour en faire un cadeau à sa femme. Un micro avait été placé au dessus de l'orchestre à sa demande. L'enregistrement a ensuite été oublié pendant plus d'une décennie au fond d'une boîte, pour être redécouvert en 1950. Et la performance est à la hauteur de sa réputation. Benny Goodman transforme le standard «
Honeysuckle Rose» de Fats Weller en une pièce de 16 minutes remplie de solos, avec même un guest de Count Basie et son band, un geste osé. La soirée a comme climax la pièce «
Sing Sing Sing» qui mets bien le drummer Gene Kupra de l'avant, mais Benny Goodman donne contre toute attente un solo au pianiste Jess Stacy qui crée quelque chose de hors de ce monde, donnant tout à coup des airs profonds de musique classique à une pièce autrement explosive et très swing. Le public, au début tout simplement poli, est à la fin complètement enchantée. Moment historique, excellente musique.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/dbzXS49937A«Sing, Sing, Sing» Benny Goodman, 1938. Version du live de Carnegie Hall. Elle fait 12 minutes mais ici a été coupé à 10 minutes, sniff.
http://www.youtube.com/watch/v/g3JyQnYPkZk&feature=related«One O'Clock Jump», Count Basie, 1937. La pièce était le «Theme song» de Count Basie. Genre la musique du générique d'intro avant que l'émission commence. Dans les années 50 il le change pour «April in Paris», célèbre pour le solo de Thad Jones qui décide subitement de jouer la ritournelle «Pop goes the Weasel» sur sa trompette.
Alors oui quand du Jazz joue au Carnegie Hall c'est que la musique purement américaine y est entrée. Mais le Jazz, considérée comme la contribution majeure du pays à l'art ( avec le cartoon!! \o/), n'existe pas qu'aux États-Unis. Et le Quintette du Hot Club de France est là pour nous rappeler l'existence du Jazz «étranger» à cette époque.
http://www.youtube.com/watch/v/UhlZCzzoTVY«Tears», Quintette du Hot Club de France, 193...194...?? Je n'arrive pas à dater les enregistrements de Django Reindhart et Stéphane Grappelli. :/
Notre copain Django fête aussi ses 100 ans cette année. Party Hard.
Après Benny Goodman, il y avait plusieurs autres Big Band de l'époque du Swing; Tommy Dorsey, Cab Calloway, Artie Shaw, mais un que l'on entends encore beaucoup aujourd'hui est Glenn Miller. Le band le plus célèbre de la fin des années 30 début 40, c'est plus doux que Benny Goodman, et surtout ça ne durera pas longtemps, Glenn Miller est disparu ainsi que son avion pendant la deuxième guerre mondiale. Short n Sweet.
http://www.youtube.com/watch/v/ZJE-onnw2gM«In the mood», Glenn Miller Orchestra, 1939.
Après le big band, le Bebop apparaît. Les formations sont plus petites, et la musique est plus libre. On ne retient pas vraiment pas vraiment une pièce de bebop dans sa tête pour en chanter l'air sous la douche, mais qu'est-ce que c'est cool à écouter. Coleman Hawkins enregistre en 1939 «Body and Soul», les débuts du genre. Des musiciens comme Charlie Parker et Thelonious Monk développent davantage le genre dans les années 40.
http://www.youtube.com/watch/v/WT4CVz1TXUg«Ornithology» Charlie Parker, 1946. Il parait que Louis Armstrong et d'autres vieux ne comprenaient absolument rien à ce nouveau Jazz.
http://www.youtube.com/watch/v/gg1Wl-NmzWg«Salt Peanuts» Dizzy Gillespie avec Charlie Parker, 1945. Salt Peanuts salt peanuts!
Une sélection de 25 albumsBon alors c'est énorme, je ne peux pas parler de tout. J'ose passer pardessus Sidney Bechet, Dexter Gordon, Oscar Peterson, Wes Montgomery et d'autres. Cet article est déjà indigeste. À vous d'en parler! Je fais ici une liste de 25 albums de Jazz des années 50 aux années 70. Pourquoi je procède ainsi: avant, il n'y avait pas d'albums, et cette période est la plus dynamique, avec les plus gros noms, et la plus représentative du Jazz et de ses multiples facettes. C'est aussi ce qu'on appelle l'époque moderne.
Les genres c'est sacrément flou et pas très indicatif, c'est là que pour situer un peu.
Aussi, la plupart des albums célèbre de Jazz ont une version «complete», avec tout les enregistrements coupés. Perso je ne suis pas assez calé pour me rendre jusque là, et j'aime bien les albums dans leur version originale ne serait-ce que pour avoir un sens de ce que ça a été à sa sortie. C'est comme des Delorean moins le Doc Brown qui fait peur!

The Birth of the Cool, Miles Davis, 1949(vol.1) 1950(vol.2) (toute les rééditions font des volumes 1 et 2 un seul album)
Genre: Cool JazzMiles Davis c'est un peu la superstar du Jazz, le numéro un. Alors bam on commence avec lui. Aussi novateur qu'il a été, ici son innovation est en quelque sorte de reculer d'un pas contre le jazz actuel: le bebop retourne aux arrangements Big Band. Le titre de l'album est assez osé quand même, le gars se pointe et dit «tiens j'ai inventé un nouveau genre, t'entends sa naissance là, boum» Et c'est pas juste ça mais il a trouvé le nom parfait : ça sonne cool. Cool, c'est être raffiné, tendance, jamais excessif, en contrôle. C'est exactement ça. Et du coup, c'est très accessible.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/8pOvhv78ClkMove
Bird & Diz, Charlie Parker et Dizzy Gillespie, 1952Genre: BebopLa dernière collaboration du saxophoniste et du trompettiste, et ils sont accompagnés de Thelonious Monk, Buddy Rich et Max Roach, c'est du solide. Mais c'est très court (l'original fait 20 minutes et compte 6 morceaux, les rééditions comptent un nombre exagéré de prises alternatives pour compenser). Cela n'empêche pas qu'il s'agit d'un album qui représente très bien le bebop. Louis Armstrong disait qu'on ne pouvait pas danser sur le bebop, mais tu restes pas cloué sur ta chaise non plus.
Saturnome dit

Blue Train, John Coltrane, 1957Genre: Hard BopBon c'est marrant le cool jazz arrive en opposition au bebop, et voilà le hard bop en opposition au cool jazz. Et bon sang j'adore ça c'est rythmé à mort. J'adore le Saxophone de Coltrane. J'adore la batterie. J'adore les solos. Ça ne ralenti que sur I'm Old Fashioned, mais c'est que pour faire du bien, parce que direct après ça termine avec Lazy Bird et c'est grandiose. Cet album est superbe. C'est Coltrane avant Coltrane, mais OSEF quoi, il était déjà superbe avant d'être Coltrane. Vala.
Saturnome dit

Jazz In Silhouette, Sun Ra and His Arkestra, 1958Genre: pfff euh... indie jazz?Sun Ra est tout à fait unique. Son monde oscillait entre l'Égypte ancienne et l'espace. Il racontait qu'il venait de la planète Saturne. Et c'est pas juste pour faire de la bio, ça a directement influencé sa musique. D'abord elle porte des titres comme "Saturn" ou "Rocket number nine", mais aussi elle a souvent été très expérimentale. Jazz In Silhouette est cependant son album le plus accessible. Il s'agit d'un bon jazz plutôt cool, avec quelques flirts avec l'expérimentation un peu particulière. Le résultat est très très bon pour les oreilles.
Saturnome dit


Time Out, The Dave Brubeck Quartet, 1959Genre: Cool JazzImpossible d'ignorer Take Five, une pièce trop trop connue de l'album. Elle est si... cool, quoi. Ce n'est pas pour autant ignorer le reste, tout aussi mémorable.
Bon sinon l'album est reconnu pour son temps signature en 5 machin truc je sais pas du tout de quoi je suis en train de parler mais y parait que c'est bien bien important. Whatever. Ça c'est de la critique. Je ferai mieux de retourner à mes films.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/vmDDOFXSgAsTake Five

Kind Of Blue, Miles Davis, 1959Genre: Modal JazzFuck ça c'est nul. Kind of Blue est l'album de Jazz le plus vendu de tout les temps, mais genre vraiment vraiment vendu, et en plus un succès critique absolu qui le place partout dans les tops de meilleur de tout les temps et tout. Sauf que j'en pense rien. Bon je connaissais déjà bien la pièce So What parce que bon quand on te dis Jazz on te dis So What. C'est bien, mais ça ne m'enchante pas, et je trouve cela curieux.
Déjà, j'ai aucune idée c'est quoi du Modal Jazz. J'ai été lire sur Wiki et y a trop de notions de musique que je ne comprends pas. Je me sens naze.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/DEC8nqT6RrkSo What

The Shape of Jazz to Come, Ornette Coleman, 1959Genre: Free JazzHELL YEAH. Il faut avoir des couilles d'acier pour nommer une de ses réalisations comme «The Shape of X to Come», mais le truc c'est qu'en plus c'est qu'il a eu raison le Coleman. C'est la naissance du Free Jazz, avec ses improvisations simultanées et son son parfois très étrange. Mais ici le son est assez conventionnel comparé au Free Jazz à venir, mais ça reste complètement délirant. C'est ce que l'on pourrait appeler du Free Jazz accessible. C'est aussi ce que l'on pourrait appeler un de mes albums de Jazz favori.
Saturnome dit
Giant Steps, John Coltrane, 1960Genre: Hard BopC'est ici que l'on parle d'un Coltrane qui est Coltrane avec son style à lui. La musique est urgente, frénétique et on laisse toute la place pour des solos du Sax à Coltrane hm-hmm.
Pour des raisons que seul Jésus peut expliquer, je suis moins fan de l'album que de Blue Train, une explication possible serait de l'avoir découvert peu après Blue Train.
Saturnome dit


The Black Saint And The Sinner Lady, Charles Mingus, 1963Genre: Avant-gardeMon album favori, tout simplement. C'est énorme. Intense est le mot parfait pour décrire ce que l'on entends. La musique jouée ici n'a aucun autre équivalent ailleurs, c'est riche, probablement dû aux expérimentations en overdubbing de Mingus. L'album est construit comme un ballet, et les pièces portent des titres comme «Solo Dancer», «Trio and Group Dancers», mais le gros philistin que je suis ne vois aucune ressemblance entre ça et euh... Casse-noisette. Ou en tout cas je vais réécouter Casse-Noisette. Nah. Je préfère écouter The Black Saint And The Sinner Lady en boucle. Perso, si je n'avais qu'un album à conseiller, ce serait celui-là. Bien sûr ça reste de l'avant-garde et c'est pas facile.
Saturnome dit

Saturnome dit même

tiens.
http://www.youtube.com/watch/v/17KTUqLyNcU
Getz-Gilberto, Stan Getz et João Gilberto, 1964Genre: Bossa-NovaBon alors vous voilà avec moi dans la grande aventure du jazz du début des années 60, plein de trucs qui font peur et tout et out. Si l'avant-garde ne ressemble qu'à un gros ramassis de notes pêle-mêle pour vous, voilà qui va vous faire plaisir. Le gentil Bossa-Nova brésilien est accessible pour l'oreille de n'importe qui, mais cela n'en fait pas une musique fade fabriquée pour vous vider les poches. Non c'est juste... merveilleux, les voix, le sax, le rythme doux... Enfin voilà ça fait fondre sur place. La plupart des compositions sont signées Antonio Carlos Jobim, et la première pièce est l'éternelle «The Girl from Ipanema», connue de tous, et la version longue de l'album est LA version. le Brésil ne pouvait pas rêver de mieux comme carte postale.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/j8VPmtyLqSYThe Girl From Ipanema
Spiritual Unity, Albert Ayler Trio, 1964Genre: Avant-gardeC'est de l'avant-garde mais on est profondément dans le genre là. La musique est déstabilisante, tout comme elle est déstabilisée, les instruments ont l'air sur le point de fausser, c'est vraiment unique. Il y a deux variations de la plus célèbre composition de Albert Ayler, Ghosts, qui consiste à jouer quelques fois un than than TA Tatata Than, puis de partir en vrille. J'étais plus famillier avec la version tiré de Vibrations, peut-être plus accessible. En ce qui concerne le Free-Jazz c'est le plus poussé dans l'avant-garde que j'ai entendu. Complètement fou et certainement très dur d'accès, mais j'adore ça. À jouer pour faire fuir les invités et tripper tout seul parce que c'est génial.
PS: Concernant la pochette d'album, j'y voyais une sorte de moto du futur, puis un calmar, avant de finalement voir un mec avec un saxophone. La musique vous fera le même effet.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/uQzJsGAHsVMGhosts (first variation)
Out to Lunch, Eric Dolphy, 1964Genre: Free-JazzLe dernier album d'Eric Dolphy avant sa mort, le seul que j'ai écouté en fait. Eric Dolphy ne me donne pas l'impression d'être aussi connu que les autres noms de cette liste aussi. Mais il s'agit d'un clarinettiste Free-jazz. Ce qui est cool avec le Free Jazz d'ailleurs, c'est qu'il y a pas deux albums qui se ressemble, si je me fis à ce que j'ai entendu. Ici il y a quelques airs de bebop. Les pistes sont imprévisibles, et en elles-même aussi, c'est un peu clown, enjoué (dommage que certains rejette cela comme de la musique cérébrale, c'est rien n'y comprendre à mon avis) c'est excessivement bon.
Saturnome dit


A Love Supreme, John Coltrane, 1965Genre: Post-bop qui flirte avec le Free-Jazz et qui vous permet de flirter les amatrices de JazzDe tout ce que j'ai lu sur cet album, c'est son magnum opus (mais perso rien ne pourra remplacer Blue Train), et on en fait même souvent un des albums les plus important jamais enregistré. Eh ben. En tout cas pour débuter la pochette est très très cool. Et puis l'album joue. C'est sophistiqué, space, joue autour de 4 notes (A-Love-Su-Preme) et c'est décidément hypnotique. J'ai beaucoup aimé, mais j'ai décidément peine à pouvoir argumenter davantage. De toute façon, comme j'ai dit, c'est le favori des critiques, et si ce n'est pas moi qui va vous convaincre de l'écouter quelqu'un d'autre va bien s'en charger. Genre avec un fusil.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/558bTG0D-xgPart 1: Acknowledgement part 1
The Heliocentric Worlds Of Sun Ra, Vol 1, Sun Ra, 1965.Genre: Expérimental, Avant-GardeSacré Sun Ra. Un jour tu fais un
album de musiques de Batman avec un cover de l'intro de la télé-série des années 60, l'autre tu fais
un album live avec John Cage. En tout cas, The Heliocentric Worlds Of Sun Ra, Vol 1 est peut-être bien l'album le plus difficile et expérimental auquel j'ai été confronté. Salut l'harmonie et la mélodie, on se reverra sur le prochain album. D'ici là tout donne l'air d'être percussion, sons, espace. Si vous voulez allez dans le hardcore, c'est ici. Moi perso il faudra ptet que je le réécoute pour avoir une idée plus clair, parce que ça a été une claque et j'ai pas trop su comment réagir. Ça m'arrive les albums de Jazz que j'ai pas aimé du tout (Unit Structures de Cecil Taylor par exemple, le gars prends son piano pour une batterie et j'ai trouvé ça agressant) mais là je suis juste perdu.
Saturnome dit

, faute d'être plus clair.
Astigmatic, Krzysztof Komeda, 1966Genre: École PolonaiseEt pendant ce temps, ailleurs dans le monde ... On l'entends, le Jazz américain. Les Coltrane, Davis et compagnie viennent souvent faire un tour en Europe (spécialement à Paris, où l'engouement est très fort), et finalement on veut en faire aussi. Krzysztof Komeda est le compositeur derrière les films de Roman Polanski tels que
Cul-de-sac, Rosemary's Baby et
Le Couteau dans l'eau. Il se lance aussi dans l'aventure de sortir un album de Jazz lui-même, ce qui donne Astigmatic. Le piano est mis de l'avant, avec du rythme, c'est décidément du bon stock, et plus accessible que les expérimentations d'époque.
Saturnome dit

In a Silent Way, Miles Davis, 1969Genre: Jazz FusionEt un jour en 1969 le monde du Jazz a explosé en milles miettes. Miles Davis trouve que Hendrix est un pretty cool guy, que les guitares électriques ça en jette un coup (John McLaughlin joue ici, du futur Mahavishnu Orchestra), et que le rock ça déménage. Et tant qu'à y être, de l'orgue. Nom d'un petit Jésus en patins à roulettes, le gars invente le Jazz fusion. Et Herbie Hancock, Wayne Shorter et Chick Corea sont là aussi. Bon alors ça ne fait du rock, pas du tout même, la guitare est derrière et le tout est très restreint (après tout ça se nomme In a Silent Way). Le Fusion sera poussé davantage dans ses albums suivant, on pourrait parler ici de croisée des chemins. En faisant abstraction de tout cela, c'est cool, unique et du tout bon.
Saturnome dit

Moondog, Moondog, 1969Genre: Third Stream, jazz de clodo, viking-jazz, j'ai inventé les deux derniersBienvenue dans un autre monde. Le Third Stream est un mélange de musique classique et de Jazz et a un son très différent.
Mais ce qui épate, c'est qui est ce Moondog. Pour commencer, c'est le gars sur la pochette. Un itinérant, aveugle, qui a joué toute sa vie au coin d'une rue à New-York, déguisé en viking. Un jour on l'a traîné dans un studio, et il a écrit (en braille, bien sûr) des pièces qui ont été ensuite jouées par un orchestre. Puis il est retourné dans la rue. Ça donne quelque chose de parfois assez unique (ou alors c'est John-Williams-esque), avec un certain sens épique, et des mini-poèmes et des sons de la rue. C'est très court, mais c'est si particulier que je le recommande. Rendez-vous service et essayez l'extrait ci-dessous.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/RFJi3l1DPWk&feature=relatedStamping Ground
Hot Rats, Frank Zappa, 1969Genre: Jazz FusionLe Jazz Fusion est né de deux choses. D'un côté, des musiciens de Jazz intéressés par le rock. De l'autre, des rockeurs intéressés par le Jazz. La musique rock avait atteint un niveau de virtuosité qui a amené certains à complexifier leur musique, improviser, et prendre des airs de Jazz. Hot Rats débute sur Peaches en Regalia, parait-il une des pièces les plus connues de Frank Zappa, mais que perso je n'avais tout simplement jamais entendu avant, étant plus familier avec son côté rock (alors qu'il a fait bien des choses, de la musique concrète au classique). C'est suivi d'une pièce très Blues pour ensuite reprendre le Jazz. Comparé à In a Silent Way, Hot Rats est beaucoup plus près du vrai Fusion ; la sophistication du Jazz et le côté plus in-your-face du rock réunis ensemble. Il en résulte tout simplement un classique.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/grmeznspMIc
Bitches Brew, Miles Davis, 1970Genre: Jazz FusionC'est pas compliqué, Bitches Brew est ZE album fusion. Celui qui est le premier à sortir dès qu'on parle du genre. Il n'y a plus vraiment un rythme jazz ici, c'est une sorte de lent jam de rock avec une trompette. Et encore parfois on la cherche cette trompette. Perso malgré toutes les acclamations je ne trouve pas l'album parfait, mais c'est unique et très cool. Enfin, même si Miles avait lâché le cool il y a 20 ans. Ga.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/xqWGu5ZaQuQ&feature=relatedMiles Runs the Voodoo Down part 1
Space Is The Place, Sun Ra, 1971Genre: J'ai juste envie de dire "Sun Ra"Sun Ra il est juste fou. Avec Space Is The Place, il nous balance carrément dans l'espace. C'est encore bien expérimental, avec des synthétiseurs et des percussions africaines, mais c'est largement plus accessible que Heliocentrics, c'est à peu près égal au Jazz Fusion qui l'entoure à cette époque. C'est je crois une excellente introduction à Sun Ra.
Suite à cet album Sun Ra a joué dans un film nommé «Space is the place», qui a l'air complètement bizarre (et que je n'ai pas vu). Dans le film, il voyage dans l'espace grâce à la musique et décide de téléporter tout les afro-américains sur une nouvelle planète, et des agents blancs du FBI tentent de l'assassiner. En fait ce résumé de film décrit bien le son de l'album aussi.
Saturnome dit

On the Corner, Miles Davis, 1972Genre: Jazz Funk... Si c'est du Jazz?!À partir d'ici, l'un pourrait dire que Davis ne fait même plus du fusion, mais qu'il est parti dans un autre monde où il fait tout simplement... de la musique. Ici, on dirait un gros jam de funk. C'est franchement un autre monde, complètement différent, mais c'est très cool. Ça a peut-être vieilli un peu à cause des effets funk (wah wah et tout), mais quand même.
J'aime aussi un autre album de Davis qu'il a fait peu après, «Get Up with It», le morceau «Rated X» m'a toujours fait complètement délirer, et j'ai toujours voulu en faire la musique du boss final dans AdA5.
Saturnome dit

Head Hunters, Herbie Hancock, 1973Genre: Jazz FusionDe cette tonne d'albums de Jazz Fusion voilà mon favori. Le clavier de Herbie Hancock est la fantastique vedette d'un album qui d'après moi pourrait se décrire par «fun», parce que c'est assez léger, super accessible, rigolo par moments (Hancock reprends son «Watermelon man»), très seventies. Voilà un album qui peut s'écouter un peu n'importe quand. Groovy.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/r6jPq8-eYvMChameleon, part 1

The Köln Concert, Keith Jarrett, 1975Genre: Piano JazzL'album solo de jazz le plus vendu de tout les temps, un live donné en Allemagne, totalement improvisé. Dans cette époque où tout le Jazz autour était fait de fusion et de vitesse, Jarett ramène ici un lyrisme et un calme oublié tout en innovant. C'est beau, et du coup c'est pas étonnant que ce soit si populaire.
On peut parfois entendre Jarrett lâcher des sons, des "ouh", "ah", le gars donne l'impression d'être vraiment dedans son truc. C'est passionné.
Annecdote osef de la mort: J'ai écouté cet album récemment, mais j'avais déjà entendu Keith Jarrett visiblement: c'est lui qui joue sur «Frates» sur l'album Tabula Rasa d'Arvo Pärt (1984).
Saturnome dit

Jaco Pastorius, Jaco Pastorius, 1976Genre: Jazz FusionUn album mettant de l'avant une basse, nouveau pour moi. Ça donne un très bon son et des pistes variées. J'ai des images de ville la nuit je ne sais pas pourquoi. Oh et puis Sam&Dave chantent sur cet album omg. Et j'ai l'impression d'entendre le riff de Smoke on the Water dans Ocus Pocus. Mais il est 4h30 du matin et je pense n'importe quoi là.
Saturnome dit


Heavy Weather, Weather Report, 1977
Genre: Jazz Fusion/Smooth Jazz?Le gros vendeur de Weather Report, et notamment le succès «Teen Town» que l'on doit attribuer à Jaco Pastorius (le nom devrait vous être en tout cas famillier maintenant). Le reste étant le travail de Joe Zawinul. Perso je dois être franc j'ai trouvé ça sympa sans plus. J'aime beaucoup «Teen Town» mais le saxophone de Wayne Shorter me donne l'impression d'être dans un ascenseur ou un vieux centre d'achat en faillite.
On dit aussi que l'album a ouvert la porte au Smooth Jazz et sa particularité d'avoir des hits commerciaux («Birdland» et «Teen Town» ont été des hits radio). En 1976 George Benson a eu un succès en Smooth Jazz avec «
Breezin'» (l'ultime musique de fond pour une vidéo de consignes de sécurité dans un avion, à mon avis). En 1980 il enregistrait le hit pop «
Gimme the Night». Il y a en effet peut-être qu'un pas entre le smooth et le pop.
Saturnome dit
http://www.youtube.com/watch/v/KMe3pc4ARPATeen Town
Uh.... et après ??Holy shit pas la moindre idée mon gars. Après ces dates je deviens un inculte du Jazz. Vous m'aidez. C'est ce qu'on appelle l'époque postmoderne du jazz et j'y connais rien. Mais Wikipédia nous offre un fait intéressant: Au début des années 80, la communauté du Jazz a rétrécie énormément, et le genre est devenu obscur. De plus, il y a eu un clash terrible entre les «fusionnistes» et les traditionalistes. Ces derniers souhaitaient un retour au Jazz d'avant les années 60. Le leader de ce groupe, Wynton Marsalis. Oh il y a toujours eu des traditionalistes (le All-Star de Louis Armstrong dans les années 40 étaient un retour aux années 20, même chose pour le Firehouse Five plus two ...des animateurs de chez Disney), mais là je sais pas ça a splitté sévère, il y a dû y avoir un sacré Drama de l'enfer, DZK et Thanos devaient être dans le coin.
http://www.youtube.com/watch/v/9OtZrIjQuwA«Cherokee», Wynton Marsalis, 1996 (Composition de Ray Noble 1938). Le gars est aussi un redoutable historien du Jazz. Au point qu'il prétend savoir comment Buddy Bolden jouait (oh le beau retour au tout début de l'article). Moi j'appelle ça avoir des contacts avec Doc Brown.
Cela dit nul besoin d'être un traditionaliste convaincu pour appartenir au genre, il suffit juste de faire du Jazz comme ça nous plaît et que ça ressemble aux vieux trucs. Michel Petrucciani, le célèbre pianiste de jazz des années 90, était aussi intéressé par la musique brésilienne. Hey je me souviens d'avoir découvert ce pianiste grâce au Brainblog (RIP). Qui en avait parlé? Unikfingers? Balrog?
La petite communauté fusionniste du jazz a continué avec l'avènement du hip-hop (donnant naissance au Acid Jazz dans les années 90) et de l'électro (le Nu Jazz au tournant du millénaire).
http://www.youtube.com/watch/v/Bl0_9wvVH4k&feature=related«Smooth Operator», Sade, 1984. Un exemple de Smooth Jazz à devenir un succès pop.
http://www.youtube.com/watch/v/2Wl-qpd5ZFg«When you gonna learn», Jamiroquai, 1993. Acid Jazz. Comme ça j'ai un exemple! Parce que je ne vais pas mentir j'y connais strictement rien rendu ici. Je me sens comme dans un jeu Nintendo 64 avec un champ de vision absolument nul.
http://www.youtube.com/watch/v/JrNnAV6jL-w«Pont des arts», St Germain, 2000. Nu Jazz, ou Jazzhouse on dit aussi. On dirait que je m'en vais m'acheter des Sushis avant d'aller faire un tour au bar à oxygène regarder des toiles minimalistes-expressionnistes peintes par des singes.
Ouf, ça y est, 100 ans de jazz en un post de forum! Faut que j'aille écouter du gros métal crade là ça urge.
Bon alors voilà. Je sais qu'il y en a qui s'y connaissent plus que moi en Jazz, et qui pourront lancer de gros "oha la la pas possible que t'ai oublié [insérez au choix: Art Tatum/ Cecil Taylor/ mon cousin au troisième degré qui joue dans son garage]" et qui suivrons avec des suggestions sympathiques et plus obscures. Et même les moins érudits! Moi, j'ai besoin de votre aide pour le jazz post 1980
